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Infatigable dans l’extension de son répertoire, Michael Gielen vouait une attention particulière aux œuvres mêlant musique et théâtre, son interprétation si sentie du "Lélio" de Berlioz pour la Radio de Vienne en est une preuve supplémentaire par l’animation qu’il met aux numéros musicaux, soignant la poésie de l’orchestre (La harpe éolienne) et donnant tout son relief aux audaces de Berlioz (le saisissant chœur d’ombres, "Froid de la mort!"). Paille, ce qui était pour le public viennois un avantage considérable, le mélodrame dans sa traduction allemande défendu par un sobre Joachim Bissmeier, devient un handicap au disque, mais à peine en fait. Surprise, pour les redoutables "Chanson du pécheur" et "Ô mon bonheur" le ténor si haut d’Herbert Lippert, au français si clair, est une merveille d’émotion et de bel canto, Geert Smits se débrouillant assez bien de la "Chanson des brigands" que Gielen lui emporte avec tant de caractère. Mais vous vous précipiterez d’abord à la "Fantaisie sur la Tempête de Shakespeare" , faite avec des transparences et une invention que même Pierre Boulez n’aura su y mettre. Il se murmure qu’au même concert figurait la Symphonie fantastique. Ce serait bien qu’Orfeo nous l’édite…. (Artalinna - Discophilia.com). (Jean-Charles Hoffelé)
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