Après avoir évincé la chanteuse Nico et se retrouvant privé du soutien de son mentor Andy Warhol, Lou Reed propulse le Velvet Underground dans une direction plus expérimentale et plus sombre. White Light/White Heat est une apologie de la drogue, le groupe en faisant le moteur d'une musique crue (I Heard her Call my Name), difficile d'accès (The Gift) et complètement destructurée. Si l'album flirte parfois avec le free-jazz, la pop ou le R&B, le rock brut en reste l'essence ; guitares saturées, amplis poussés au maximum et vumètre dans le rouge, White Light/White Heat est extrémiste et complètement anti-conformiste. Incroyable échec commercial, ce second opus du Velvet influencera néanmoins les futurs Stooges et autres Joy Division et restera l'un des albums les moins compromis, artistiquement parlant, de l'époque. Pépites : White Light/White Heat - Here She Comes Now - Sister Ray
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