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Un indice ne vaut généralement que par la dimension fantasmatique qu'on veut bien lui prêter, mais Black Sabbath, Vol. 4 est le premier disque des quatre de Birmingham où les chansons sont toutes signées de l'ensemble du groupe (ce qui, lorsqu'on connaît la mainmise du guitariste Tony Iommi sur les mélodies et du bassiste Geezer Butler sur les paroles, en dit long sur le vent de démocratie - ou les tensions, c'est selon - qui souffle en 1972 au-dessus des têtes de Black Sabbath). Donc, cette année-là, le groupe vient d'enregistrer deux chefs d'ouvre fondateurs d'un genre musical (le heavy metal) et seuls les imbéciles peuvent penser que cela va durer. D'ailleurs, cela ne dure pas : non pas que Black Sabbath, Vol. 4 soit un mauvais disque, bien au contraire, mais, la surprise enfuie avec les premiers émois, il convient désormais de gérer l'efficacité. Et nos petits amis s'y entendent plutôt très bien. Les riffs sont toujours aussi lourds, et les thématiques empruntées, avec une ferveur comparable aux livraisons précédentes, à un imaginaire de seconde division, beau comme un festival consacré au film d'horreur italien des années 70. Mieux, ce quatrième album s'autorise quelques audaces (un peu de piano ici, quelques ambiances psychédéliques là) qui démontrent le souci d'évolution des musiciens et colorent plaisamment de nouveaux plaisirs. Le producteur Patrick Meehan débute ici une longue et fructueuse collaboration avec le groupe et ceci explique sans nul doute cela. Black Sabbath, VoL.4 atteint la treizième (nombre mystérieux) position des classements américains de disques pop.
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Prix mis à jour pour la dernière fois le :