Jeune-fille, Isabelle Faust n’avait déjà pas froid aux yeux : que veut-elle enregistrer ? Bach. Cela tombe bien, Hänssler a l’homme de la situation : Helmut Rilling enregistre tout Bach, Cantates, oratorios, Messes, Passions, elle sera sa violoniste. Ou plutôt l’inverse : il sera son chef. Car dès le Concerto en la c’est elle qui donne le tempo, si vif que Rilling doit la suivre, un peu contraint, mais enfin cela fuse. Et dans l’Andante vraiment pris Andante et qu’il n’aurait pas pris Andante sans elle, comme elle chante et dit ! Une artiste était née au disque ce jour là, qui depuis a tenu toutes les promesses que l’on sait. Les trois « vrais » concertos sont des merveilles de style, et un peu intemporels aussi pour l’orchestre classique de Rilling quoi qu’on en dise. Faust veut enregistrer tout le reste, Rilling pris dans un souci d’exhaustivité accepte. Le deuxième CD s’ouvre sur la fanfare de cette Sinfonia d’une cantate perdue ; cet orchestre, ces trompettes, on croirait la bande à Paillard ! Faust enflamme ses traits vivaldiens, c’est la fête. Le grand Concerto en ré mineur, déduit de celui de clavier vous a une de ces gueules ! et le vivaldien Concerto en ré donc ! Avec Chritoph Poppen et Muriel Cantoreggi le Concerto en sol tourne aux feux d’artifice. Réédition pertinente ! (Discophilia - Artalinna.com) (Jean-Charles Hoffelé)
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