New World Records nous propose un travail éditorial et artistique exemplaire autour de Treemonisha, l’unique opera de Scott Joplin. Le chef Rick Benjamin dirige sa propre édition de l’œuvre, au plus près de l’orchestration originale. Il s’en explique dans le texte de présentation, qui est un véritable essai sur le compositeur et son époque, le tout dans un élégant livre-disque illustré. / Le chef communique à son Paragon Ragtime Orchestra une précision rythmique et une souplesse qui donne à cette interprétation son élan vital. Il construit, avec naturel, sans jamais relâcher la tension, et nous fait croire à cette Amérique des chants de coton, superstitieuse et désabusée. Treemonisha incarne, la générosité, l’espoir et la lutte contre l’obscurantisme. Anita Johnson y met la lumière de son soprano adamantin. Monisha chantée par AnnMarie Sandy, timbre charnu, vibrato large hérité du gospel, c’est le lait de la tendresse humaine. Frank Ward, Jr compose un Ned émouvant par sa fragilité. Chauncy Packer phrase avec exaltation le prêche de Remus à l’acte III. / Mélomanes, Treemonisha est rare au disque : profitez de l’aubaine, et rêvons à ce qu’aurait pu être l’opéra d’école américaine, si Joplin avait vécu quelques décennies de plus, si ses successeurs n’avaient pas pris trop vite le chemin de Broadway. (Olivier Gutierrez)|New World Records nous propose un travail éditorial et artistique exemplaire autour de Treemonisha, l’unique opera de Scott Joplin. Le chef Rick Benjamin dirige sa propre édition de l’œuvre, au plus près de l’orchestration originale. Il s’en explique dans le texte de présentation, qui est un véritable essai sur le compositeur et son époque, le tout dans un élégant livre-disque illustré. / Le chef communique à son Paragon Ragtime Orchestra une précision rythmique et une souplesse qui donne à cette interprétation son élan vital. Il construit, avec naturel, sans jamais relâcher la tension, et nous fait croire à cette Amérique des chants de coton, superstitieuse et désabusée. Treemonisha incarne, la générosité, l’espoir et la lutte contre l’obscurantisme. Anita Johnson y met la lumière de son soprano adamantin. Monisha chantée par AnnMarie Sandy, timbre charnu, vibrato large hérité du gospel, c’est le lait de la tendresse humaine. Frank Ward, Jr compose un Ned émouvant par sa fragilité. Chauncy Packer phrase avec exaltation le prêche de Remus à l’acte III. / Mélomanes, Treemonisha est rare au disque : profitez de l’aubaine, et rêvons à ce qu’aurait pu être l’opéra d’école américaine, si Joplin avait vécu quelques décennies de plus, si ses successeurs n’avaient pas pris trop vite le chemin de Broadway. (Olivier Gutierrez)
Historique des prix
* L'historique des prix ne contient aucune donnée de Amazon, Amazon Marketplace.
Prix mis à jour pour la dernière fois le :