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Malle aux trésors, le Fitzwilliam Virginal Book et les recueils de pièces de clavier gravitant autour de celui-ci auront fasciné les clavecinistes, musiques d’un autre monde qu’il fait savoir réinventer. Mahan Esfahani y céda dès ses 19 ans, il forma son style ici autant que chez Bach ou Scarlatti et dès les tourbillons du « Barafostus Dreame » de Thomas Tomkins l’accord parfait entre ses doigts véloces et l’esprit de ces musiques saisit l’auditeur. Comme cela danse, déboutonné et brillant, et comme son splendide Robert Goble sait chanter dans « Can she excuse my wrongs » de Dowland. Il ne lui préféra le virginal que pour quatre pièces des dix-neuf de cet album dont la savoureuse « The Scottish gigg ». C’est tout un univers à la fois intime et festifs qui irradie de ce disque si vif nommé d’après la fameuse Pavane et Gaillarde de Byrd, et pourtant Esfahani dévoile la quintessence de son art non pas dans les pièces de danses qu’il enlève avec tant de vivacité, mais bien dans les trois grandes fantaisies qui ponctuent l’album. Celle sur l’ « Hexacorde » de William Byrd rayonne, forme parfaite. L’album ne peut plus se quitter tant le claveciniste saisit tout ici avec une vitalité entêtante, au point que je me demande si ce n’est son plus bel ouvrage. (Discophilia - Artalinna.com) (Jean-Charles Hoffelé)
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