Traduisez « The Italian job » par « La musique baroque instrumentale des Etats italiens de la fin du XVIIème siècle au début du XVIIIème siècle ». Ainsi, l’ensemble La Serenissima et son chef soliste nous offrent le très populaire Concerto Alla rustica (en Sol, RV151), suivi du concerto en Ut, RV 467. Leur interprétation alerte et acérée est exemplaire. Le même ensemble nous gratifie d’une stupéfiante Sinfonia en Ut du grand Caldara (1671-1736) ; son interprétation dynamique, enlevée, sans être brutale, nous transporte dans un univers proche de celui de Jean-Sébastien Bach. La Sinfonia en ré mineur de Corelli (1653-1713), pour cordes et basse continue, écrite pour l’oratorio Santa Beatrice d’Este, est elle aussi empreinte de dramatisme et de gravité. Dans une interprétation plus sage et volontairement plus « classique », on pourra se laisser aller à écouter le concerto en Mi D 51 pour cordes et basse continue de Tartini (1692-1770). Le concerto en Fa, opus 9 n° 3, d’Albinoni (1671-1751), illustre, quant à lui, tout le talent du Vénitien au service des hautbois. La Sinfonia en Ut G33, composée par Torelli (1658-1709) conclut en une beauté cuivrée la lecture de ce volume, une œuvre digne des «Feux d’artifice royaux » de Händel, dans une interprétation rayonnante. (Karim Douedar)
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