Un premier album qui est en fait la réunion des deux EP six titres publiés par une prometteuse jeune Australienne l'an dernier. Ce qui explique le léger changement de tonalité et de style à mi-parcours de cette collection de douze titres qui, à l'arrivée, profite plutôt de la rupture. Car même si Courtney Barnett convainc surtout avec ses titres les plus récents, qui ouvrent l'album, elle nous permet de mesurer sa rapide progression et, surtout, l'étendue potentielle d'un style libre qui refuse de se cantonner à une catégorie limitée. Barnett, avec sa voix traînante qui navigue entre douceur et ironie, chant pur et passages semi-parlés, trouve un bel équilibre entre antifolk sophistiqué et rock de riot grrrl sachant éviter les clichés et l'excès. Avec un talent sûr de conteuse, la jeune fille de Melbourne livre ses drôles de ruminations sur l'existence, la sienne en particulier, entre mélancolie, désillusion, humour et autodérision. Tel un pendant musical à la percutante Lena Dunham (auteur et personnage central de la série Girls), Barnett chante avec talent et brio le sentiment d'être nulle, à la fois volontaire et apeurée, sans complexe et désarmée, joyeusement accablée. Du tristement enchanteur Out of the woodwork (aux échos de Mazzy Star rustique) au tordant Avant gardener, talking blues enjoué sur une catastrophique séance de jardinage, elle démontre qu'elle ne manque pas de ressources ni d'idées pour mettre en scène ses doutes et ses pensées. Et, plus encore, pour nous y intéresser. - TELERAMA
Historique des prix
* L'historique des prix ne contient aucune donnée de Amazon.
Prix mis à jour pour la dernière fois le :