The 9 Symphonies

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Fnac Qui s’étonnera qu’enfin on découvre hors du Brésil ou du Mexique, les compositeurs d’Amérique latine ? Luis Humberto Salgado, père de la musique savante moderne en Equateur, pianiste virtuose, pédagogue renommé, est-il une bonne pioche ? Le folklore lui est une obligation, son langage serait probablement plus âpre encore, ses cuivres plus européens, s’ils n’avaient le souci de la couleur locale. Cette alliance réductrice trouvera son acmé avec la 4e Symphonie dont le Vivo pourrait être l’emblème. J’écoute sans conviction un art qui se réfugie dans son métier. Comme le souffle lui manque ! Il ne faut pas entendre quelques notes de Villa-Lobos ou de Chavez en regard…. Las, lorsque Salgado s’abstraira des contingences nationalistes, ce sera pour tomber dans l’esperanto moderniste – dodécaphonique à demi – qui régnera tardivement outre-atlantique au courant des années soixante. L’inspiration, déjà mince dans les ouvrages des années cinquante achèvera de disparaitre. L’orchestre modeste qui fait œuvre utile malgré tout, la prise de son, courte et sèche, n’aident pas à la découverte.Le compositeur équatorien Luis Humberto Salgado débuta une carrière de pianiste puis de chef d’orchestre et d’enseignant. Il tenta de formaliser une musique nationale équatorienne (sous-titre de la Symphonie n° 4 “Equatorienne”) grâce à un cycle de neuf symphonies composées entre 1949 et 1975. Une musique rugueuse, cuivrée, percussive, qui associe une reconstitution du folklore avec un lyrisme évoquant aussi bien les compositeurs sud-américains de la première moitié du 20e siècle, que l’esprit de la zarzuela espagnole ! A ces sources premières s’ajoutèrent les influences du dodécaphonisme et de l’atonalité qui séduisirent une partie des compositeurs d’Amérique du Sud. Ces interprétations hautes en couleurs ne bénéficient pas d’une prise aérée et fouillée. Quant aux pupitres des vents, ils n’ont pas une justesse irréprochable… Cette intégrale d’une œuvre rare met en perspective l’évolution d’une esthétique composite qui s’est essayée à tous les genres, y compris le néoclassicisme (harpe et clavecin) dans la Symphonie n° 3 de style "Rococo" ou "Néoromantica" pour la Symphonie n° 5. La Symphonie n° 9 en un seul mouvement suggère l’influence d’un Chostakovitch. Quel patchwork de partitions ! Une affaire "à suivre" … au concert ?

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Qui s’étonnera qu’enfin on découvre hors du Brésil ou du Mexique, les compositeurs d’Amérique latine ? Luis Humberto Salgado, père de la musique savante moderne en Equateur, pianiste virtuose, pédagogue renommé, est-il une bonne pioche ? Le folklore lui est une obligation, son langage serait probablement plus âpre encore, ses cuivres plus européens, s’ils n’avaient le souci de la couleur locale. Cette alliance réductrice trouvera son acmé avec la 4e Symphonie dont le Vivo pourrait être l’emblème. J’écoute sans conviction un art qui se réfugie dans son métier. Comme le souffle lui manque ! Il ne faut pas entendre quelques notes de Villa-Lobos ou de Chavez en regard…. Las, lorsque Salgado s’abstraira des contingences nationalistes, ce sera pour tomber dans l’esperanto moderniste – dodécaphonique à demi – qui régnera tardivement outre-atlantique au courant des années soixante. L’inspiration, déjà mince dans les ouvrages des années cinquante achèvera de disparaitre. L’orchestre modeste qui fait œuvre utile malgré tout, la prise de son, courte et sèche, n’aident pas à la découverte.Le compositeur équatorien Luis Humberto Salgado débuta une carrière de pianiste puis de chef d’orchestre et d’enseignant. Il tenta de formaliser une musique nationale équatorienne (sous-titre de la Symphonie n° 4 “Equatorienne”) grâce à un cycle de neuf symphonies composées entre 1949 et 1975. Une musique rugueuse, cuivrée, percussive, qui associe une reconstitution du folklore avec un lyrisme évoquant aussi bien les compositeurs sud-américains de la première moitié du 20e siècle, que l’esprit de la zarzuela espagnole ! A ces sources premières s’ajoutèrent les influences du dodécaphonisme et de l’atonalité qui séduisirent une partie des compositeurs d’Amérique du Sud. Ces interprétations hautes en couleurs ne bénéficient pas d’une prise aérée et fouillée. Quant aux pupitres des vents, ils n’ont pas une justesse irréprochable… Cette intégrale d’une œuvre rare met en perspective l’évolution d’une esthétique composite qui s’est essayée à tous les genres, y compris le néoclassicisme (harpe et clavecin) dans la Symphonie n° 3 de style "Rococo" ou "Néoromantica" pour la Symphonie n° 5. La Symphonie n° 9 en un seul mouvement suggère l’influence d’un Chostakovitch. Quel patchwork de partitions ! Une affaire "à suivre" … au concert ?


Spécifications du produit

Marque Brilliant Classics
EAN
  • 5028421962566
MPN
  • 96256


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