Le parcours Mahler d’Adam Fischer était jusque là quasi sans faute, Anna Larson déparant tout de même son "Chant de la Terre" , mais cette fois la Huitième Symphonie le voit achopper. Un "Veni Creator" sans élan montre les forces de Düsseldorf, chœurs comme orchestre, plutôt hésitante, jamais la lumière ne jaillit, la Scène finale du Second Faust de Goethe se perd dans ses détails alors même que le tempo choisi par Adam Fischer est vif (53 minutes) mais sans pour autant avoir la fluidité narrative qu’y osaient Georg Solti ou Giuseppe Sinopoli. Alors on se rembourse avec l’Egyptienne de Katharina Magiera, avec le Pater Ecstaticus d’Hanno Müller-Brachmann, et on espère demain qu’Adam Fischer retrouvera l’élan qu’il avait jusque là imprimé à son cycle Mahler. (Discophilia - Artalinna.com) (Jean-Charles Hoffelé)
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