Oeuvre emblématique de la création mahlérienne, la 7e Symphonie demeure la plus complexe de ses symphonies. Dès les premières mesures, Tilson-Thomas souligne la variété des couleurs. L'attention est portée sur la profondeur de l'orchestre en une sorte de balancement inquiet. La douceur et la morbidité du propos séduisent, puis la masse sonore s'anime. Le geste est ample et plus encore, les cuivres sont splendides de rondeur et de maîtrise. Dans le second mouvement, on observe les effets d'écho des cuivres, et les glissandos des cordes. Au sein même de la symphonie, Tilson-Thomas invente un poème symphonique. Le drame est sous-jacent dans la seconde Nachtmusik, recueillie et baignée d'une foule de détails. Quant au " chaos " du final, Tilson-Thomas en propose une lecture lumineuse.
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