Dédiée à Liszt et à Berlioz, la Troisième Symphonie synthétise l'art orchestral de Saint-Saëns et le place dans la perspective de siècle romantique qu'elle vient clôturer. A la création, en 1887, Gounod, en montrant Saint-Saëns, s'écriait « Voici le Beethoven français! ». L'orgue intervient surtout dans l'écrasant final, où dialoguent les accords de l'instrument et les accents triomphants de l'orchestre. Daniel Barenboïm anime la Symphonie n°3 avec un souffle extraordinaire et une qualité de mise en place absolument stupéfiante. L'orgue a été enregistré à Chartres et mixé habilement avec l'Orchestre de Chicago. Un très beau disque.
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