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Fnac « Stand! », enregistré par Sly Stone et son staff en 1969, disque lumineux et pétri des idéaux libérateurs et libertaires de l’époque que viendra amèrement démentir le cynisme écœuré de « There’s a Riot Goin’ On » deux ans plus tard, est la première pierre angulaire du funk posée de main de maître par des artisans transcendés dans le panthéon de la musique afro-américaine. Sly Stone, qui n’en est qu’aux prémices de son addiction narcotique, n’a pas encore sombré dans les affres de la mégalomanie et de la paranoïa et laisse, pour la dernière fois, coexister son génie avec la talentueuse inspiration des autres musiciens du groupe. A cette époque, alors que James Brown chantait encore de la soul et n’avait pas encore formé les JB’s, l’incontestable avance de Sly Stone sur son temps saute violemment à la gorge à l’écoute du premier morceau éponyme. Le titre commence par une rythmique mémorable sur lequel se greffe une salve de chœurs appelant au rassemblement du peuple noir pour se terminer en un riff ahurissant de basse et de guitare à la sonorité funky qui déterminera la majorité des productions funk des années 70. En l’espèce, d’autres titres du disque sont à l’avenant : Sing a Simple Song, dont le riff sera immortalisé par Jimi Hendrix sur « Band of Gypsies », est une décharge de groove brut et viscéral, et Sex Machine, que galvanisent la voix haletante, langoureusement perverse de Sly et la rythmique lascive du guitariste Freddie Stewart, constituent une ode, débordante de groove lubrique, aux joies de la sexualité. Mais le disque, outre l’amour physique, aborde une multitude d’autres sujets : la torpeur des paradis artificiels, qui, soit dit en passant, détruiront littéralement la carrière artistique de Sly dans les années 70, est évoqué sur l’ébouriffant I Want To Take You Higher ; le racisme, dénoncé par Sly sur des assauts orgasmiques de wah-wah dans Don’t Call Me Nigger, Whitey et le surpassement de soi-même, thème hippie par excellence, prêché par la voix écorchée et poignante du flamboyant chanteur sur You Can Make It If You Try. Avec ce disque, brillant arc-en-ciel d’un firmament funky, Sly and the Family Stone asseyait triomphalement sa réputation de groupe-phare des années soixante avant de se voir sacrer définitivement quelques mois plus tard lors de sa prestation survoltée au festival de Woodstock.

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« Stand! », enregistré par Sly Stone et son staff en 1969, disque lumineux et pétri des idéaux libérateurs et libertaires de l’époque que viendra amèrement démentir le cynisme écœuré de « There’s a Riot Goin’ On » deux ans plus tard, est la première pierre angulaire du funk posée de main de maître par des artisans transcendés dans le panthéon de la musique afro-américaine. Sly Stone, qui n’en est qu’aux prémices de son addiction narcotique, n’a pas encore sombré dans les affres de la mégalomanie et de la paranoïa et laisse, pour la dernière fois, coexister son génie avec la talentueuse inspiration des autres musiciens du groupe. A cette époque, alors que James Brown chantait encore de la soul et n’avait pas encore formé les JB’s, l’incontestable avance de Sly Stone sur son temps saute violemment à la gorge à l’écoute du premier morceau éponyme. Le titre commence par une rythmique mémorable sur lequel se greffe une salve de chœurs appelant au rassemblement du peuple noir pour se terminer en un riff ahurissant de basse et de guitare à la sonorité funky qui déterminera la majorité des productions funk des années 70. En l’espèce, d’autres titres du disque sont à l’avenant : Sing a Simple Song, dont le riff sera immortalisé par Jimi Hendrix sur « Band of Gypsies », est une décharge de groove brut et viscéral, et Sex Machine, que galvanisent la voix haletante, langoureusement perverse de Sly et la rythmique lascive du guitariste Freddie Stewart, constituent une ode, débordante de groove lubrique, aux joies de la sexualité. Mais le disque, outre l’amour physique, aborde une multitude d’autres sujets : la torpeur des paradis artificiels, qui, soit dit en passant, détruiront littéralement la carrière artistique de Sly dans les années 70, est évoqué sur l’ébouriffant I Want To Take You Higher ; le racisme, dénoncé par Sly sur des assauts orgasmiques de wah-wah dans Don’t Call Me Nigger, Whitey et le surpassement de soi-même, thème hippie par excellence, prêché par la voix écorchée et poignante du flamboyant chanteur sur You Can Make It If You Try. Avec ce disque, brillant arc-en-ciel d’un firmament funky, Sly and the Family Stone asseyait triomphalement sa réputation de groupe-phare des années soixante avant de se voir sacrer définitivement quelques mois plus tard lors de sa prestation survoltée au festival de Woodstock.


Spécifications du produit

Marque Sony Music Entertainment
EAN
  • 5099746803223
MPN
  • 4680322


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