'To clean', en ouverture, c'est Pavement jouant les Mamas and Papas, et c'est drôlement terrible. La candeur vintage, l'enthousiasme hippie, la félicité mélodique, les chorus solaires à voix multiples, harponnés par des slackers et triturés par un modèle de guitare souillon, en 2 minutes 17 de bonheur carabiné. Woods reprend la main dès le morceau suivant, sur un tempo ralenti, et impose sa franche singularité. Même solo ébréché. Mêmes choeurs. Même batterie monotonique au son de caisse claire fabriquée avec un bidon. Même captation home made par des micros au bord de la saturation. La candeur est sixties.. La voix si haut perchée, digne d'un shoot d'hélium. Un naturel déconcertant. Qu'est-ce que Woods ? Une façon significative d'attacher l'auditeur. Une écoute égarée. Un émerveillement. Cette musique, c'est comme de partir motivé en trekking et de se retrouver à chasser les papillons, totalement paf et enchanté. Terrible.
Historique des prix
* L'historique des prix ne contient aucune donnée de Amazon, Amazon Marketplace.
Prix mis à jour pour la dernière fois le :