Sonates pour violoncelle et piano opus 38 99

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Fnac Un violoncelle ? Un baryton. Le Rogeri que joue Claudio Bohorquez à l’étoffe d’une voix humaine, sa plénitude lui ordonne de chanter ce qu’il fait dès la première phrase de la Sonate en mi mineur dont le modelé est absolument celui d’une voix humaine. Il faut l’admettre, Claudio Bohorquez rappelle par le grain de son archet, la densité expressive de ses phrasés, la ligne si intense de son chant ce qu’ici faisait Pablo Casals, refusant le lyrisme univoque pour faire parler l’instrument, dans le murmure (et quelles couleurs alors), comme dans la proclamation. Pour les tourments et les paysages de grèves de la Première Sonate, cette manière est idéale, attendue même, sinon que Claudio Bohorquez y ajoute une réflexion lyrique, une introspection, la rumeur d’un chant que Casals n’hésitait à bougonner en dessous de son archet. Et la Deuxième Sonate ? Son appassionato irrésistible est saisi comme rarement, jusque dans les replis soudains qui viennent ombrer le paysage. Bohorquez la joue en grand son, mais la module aussi dans des variétés de couleurs, des efflorescences de phrasés, des accents ardents qui encore une fois m’évoquent les embardés, le feu de Casals, d’autant que Peter Nagy le serre dans son jeu, vraie seconde voix. Impossible de résister aux arrangements élégants et pourtant coquins des Trois Danses hongroises qu’Alfredo Piatti se sera transcrites mais elles cèdent le pas devant le chant pur de « Wie Melodien zieht es mir » : les notes de ce violoncelle sont des mots. (Discophilia - Artalinna.com) (Jean-Charles Hoffelé)

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Un violoncelle ? Un baryton. Le Rogeri que joue Claudio Bohorquez à l’étoffe d’une voix humaine, sa plénitude lui ordonne de chanter ce qu’il fait dès la première phrase de la Sonate en mi mineur dont le modelé est absolument celui d’une voix humaine. Il faut l’admettre, Claudio Bohorquez rappelle par le grain de son archet, la densité expressive de ses phrasés, la ligne si intense de son chant ce qu’ici faisait Pablo Casals, refusant le lyrisme univoque pour faire parler l’instrument, dans le murmure (et quelles couleurs alors), comme dans la proclamation. Pour les tourments et les paysages de grèves de la Première Sonate, cette manière est idéale, attendue même, sinon que Claudio Bohorquez y ajoute une réflexion lyrique, une introspection, la rumeur d’un chant que Casals n’hésitait à bougonner en dessous de son archet. Et la Deuxième Sonate ? Son appassionato irrésistible est saisi comme rarement, jusque dans les replis soudains qui viennent ombrer le paysage. Bohorquez la joue en grand son, mais la module aussi dans des variétés de couleurs, des efflorescences de phrasés, des accents ardents qui encore une fois m’évoquent les embardés, le feu de Casals, d’autant que Peter Nagy le serre dans son jeu, vraie seconde voix. Impossible de résister aux arrangements élégants et pourtant coquins des Trois Danses hongroises qu’Alfredo Piatti se sera transcrites mais elles cèdent le pas devant le chant pur de « Wie Melodien zieht es mir » : les notes de ce violoncelle sont des mots. (Discophilia - Artalinna.com) (Jean-Charles Hoffelé)


Spécifications du produit

Marque Berlin Classics
EAN
  • 0885470010977
MPN
  • 0301097BC


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