C'est Jean-Jacques Rouseau qui, dans son Dictionnaire de Musique cite l'exclamation du philosophe Fontenelle : « Sonate que me veux-tu ? ». A cette époque, la Sonate italienne s'était imposée en France et les compositeurs avaient abandonné les pièces de caractère qui avaient été, avec la musique de danse, les caractéristiques de la musique française. Couperin, défenseur de la musique française, mais aussi séduit par la musique italienne, avait tenté, en donnant des titres aux mouvements de ses sonates, de réunir les goûts des deux nations. Disque après disque, cette nouvelle collection de RICERCAR illustrera cette histoire de la Sonate au début du XVIIIe siècle. Par leur liberté formelle et leur incontestable théâtralité, les Sonates d'Elisabeth Jacquet de La Guerre, illustrent parfaitement ce propos. Louis XIV ne s'était pas trompé à ce sujet : « Le dîné estant fini, Sa majesté parla à Melle de La Guerre, d'une manière très obligeante, & après avoir donné beaucoup de louanges à ses sonates, elle luy dit qu'elles ne ressembloient à rien. On ne pouvoit mieux louer Melle de la Guerre, puisque ces paroles font connoistre que le Roy avait non seulement trouvé sa Musique très-belle ; mais aussi qu'elle est originale, ce qui se trouve aujourd'hui fort rarement » ( Le Mercure galant, 1707) Cet enregistrement est aussi le premier que réalise Florence Malgoire et son ensemble Les Dominos pour Ricercar
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