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Boutiques avec d'autres tailles
C’est terrible de l’écrire, mais quasi rien dans l’art d’Angela Hewitt ne parvient à retenir mon attention, surtout lorsqu’elle débite son Bach, si attentive au texte, si exacte, si plate. Mais Scarlatti lui va mieux au teint. Voici deux ans un premier volume l’indiquait déjà, le second est encore mieux venu, capté dans la belle acoustique naturelle de la Beethovensaal de Hambourg sur un Fazioli assez éclatant qui force la pianiste à se déboutonner ne serait-ce qu’un peu. Cela chante pourtant plus que cela danse, il manquera toujours à son jeu cette notion de caprice qui fait tout le sel de cette musique, mais du moins elle n’y minaude pas, ne cherche pas comme parfois dans ses Bach à faire « façon clavecin », à la fin j’entend assez ravi le disque comme un tout, abandonnant l’espoir de me réjouir sonate après sonate, d’entendre à chaque fois une histoire différente (comme avec Marcelle Meyer), où d’y trouver un piano qui s’y transfigure par le style et la pureté du jeu (comme dans le sublime Westminster de Clara Haskil). Mais l’exactitude du texte est formidable, la simplicité du ton en soi une qualité suffisante pour que ce disque s’écoute et s’écoute encore, distillant son plaisir sans façon. Gageons qu’au troisième volume la canadienne finira par céder à ce diable de Scarlatti et à le suivre dans ses fantasmagories : elle a les doigts pour (Discophilia - Artalinna.Com). (Jean-Charles Hoffelé)
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