Sonates pour piano

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Fnac Un événement : Marc-André Hamelin s'est attaqué à la redoutable Sonate pour piano de Dukas, dont l'extrême difficulté est à la hauteur de sa technique fabuleuse ! Ni Massenet, ni Bizet, ni Saint-Saëns, ni Chabrier, ni Fauré, ni Chausson, ni Debussy, ni Satie, ni Ravel, ni Roussel, ni Honegger, ni Poulenc n'écrivirent jamais de grande sonate pour le piano seul. Des « sonatines », au mieux, pour s'excuser d'avoir osé aborder du bout des doigts le sujet tabou propriété privée du classicisme et du romantisme allemand, Beethoven et Schubert en tête ? Dukas, lui, n'hésita pas à produire une sonate aux amples proportions, quatre mouvements développés de manière magistrale, trop magistrale pour Debussy qui, parlant de l'ouvre de son ami intime dans La Revue blanche, estima, non sans se mettre dans une position délicate, que : « [la musique] est pour lui un trésor inépuisable de formes, de souvenirs possibles qui lui permettent d'assouplir ses idées à la mesure de son domaine imaginatif », commentaire qui ne veut pas dire grand chose et qui peut être écrit par quiconque n'a aucune idée de ce qu'il peut bien avoir à critiquer sans oser donner une opinion restrictive ; mais, bien que peu porté aux compliments, il en reconnut cependant la grandeur émotionnelle. Cette grande Sonate - une ouvre majeure, superbe, complexe, même déroutante, et très difficile techniquement - est un magistral tour de force formel, harmonique, thématique, d'un souffle inépuisable, et à laquelle la lecture qu'en fait Hamelin rend pleinement justice. Plus rare encore, l'unique ouvre de Abel Decaux. Ceux d'entre vous qui croiront y voir des ressemblances avec le Schönberg des Lieder de Das Buch der Hängenden Gärten de 1909, avec les dernières ouvres de Scriabine de 1913 ou même avec certains Messiaen n'auront pas tort ; à un détail près : les Clairs de lune de Decaux datent de 1900-1907 : un langage d'une modernité stupéfiante, du même ordre que les ouvres de Charles Ives, avant-gardistes avant la lettre. À découvrir avec un brin d'incrédulité : Decaux fut bien trop en avance sur son temps. Marc-André Hamelin sait parfaitement décortiquer les tenants et les aboutissants de ces grands moments de piano moderne. Avec lui on ne ressent à aucun moment un quelconque effort technique.

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Un événement : Marc-André Hamelin s'est attaqué à la redoutable Sonate pour piano de Dukas, dont l'extrême difficulté est à la hauteur de sa technique fabuleuse ! Ni Massenet, ni Bizet, ni Saint-Saëns, ni Chabrier, ni Fauré, ni Chausson, ni Debussy, ni Satie, ni Ravel, ni Roussel, ni Honegger, ni Poulenc n'écrivirent jamais de grande sonate pour le piano seul. Des « sonatines », au mieux, pour s'excuser d'avoir osé aborder du bout des doigts le sujet tabou propriété privée du classicisme et du romantisme allemand, Beethoven et Schubert en tête ? Dukas, lui, n'hésita pas à produire une sonate aux amples proportions, quatre mouvements développés de manière magistrale, trop magistrale pour Debussy qui, parlant de l'ouvre de son ami intime dans La Revue blanche, estima, non sans se mettre dans une position délicate, que : « [la musique] est pour lui un trésor inépuisable de formes, de souvenirs possibles qui lui permettent d'assouplir ses idées à la mesure de son domaine imaginatif », commentaire qui ne veut pas dire grand chose et qui peut être écrit par quiconque n'a aucune idée de ce qu'il peut bien avoir à critiquer sans oser donner une opinion restrictive ; mais, bien que peu porté aux compliments, il en reconnut cependant la grandeur émotionnelle. Cette grande Sonate - une ouvre majeure, superbe, complexe, même déroutante, et très difficile techniquement - est un magistral tour de force formel, harmonique, thématique, d'un souffle inépuisable, et à laquelle la lecture qu'en fait Hamelin rend pleinement justice. Plus rare encore, l'unique ouvre de Abel Decaux. Ceux d'entre vous qui croiront y voir des ressemblances avec le Schönberg des Lieder de Das Buch der Hängenden Gärten de 1909, avec les dernières ouvres de Scriabine de 1913 ou même avec certains Messiaen n'auront pas tort ; à un détail près : les Clairs de lune de Decaux datent de 1900-1907 : un langage d'une modernité stupéfiante, du même ordre que les ouvres de Charles Ives, avant-gardistes avant la lettre. À découvrir avec un brin d'incrédulité : Decaux fut bien trop en avance sur son temps. Marc-André Hamelin sait parfaitement décortiquer les tenants et les aboutissants de ces grands moments de piano moderne. Avec lui on ne ressent à aucun moment un quelconque effort technique.


Spécifications du produit

Marque Harmonia Mundi USA, Inc.
EAN
  • 0034571175133
MPN
  • CDA67513


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