Bernhard Romberg, surtout connu aujourd’hui des violoncellistes, fut à Bonn un contemporain de Beethoven avec qui il joua au sein d’un quatuor. Virtuose de son instrument, il occupa des postes un peu partout en Europe (y compris au conservatoire de Paris) et composa une petite œuvre ayant essentiellement pour but de se produire en soliste ou avec son cousin violoniste. Fallait-il pour autant sortir du quasi-oubli, en première mondiale (le disque ne conserve que 2 prestations, toutes deux avec piano et désignées, tiens tiens, comme des « sonates pour violoncelle »), ces sonates op. 5 dans leur version originale : harpe avec accompagnement de violoncelle ? Peut-être, après tout. Mais probablement faudrait-il y développer des arguments plus convaincants : la musique ne s’élevant guère au-dessus de « sonates faciles » (aïe, l’andante de la première !) elles ne deviendraient intéressantes qu’au prix d’une musicalité hors norme. Or le compte n’y est pas côté violoncelle : alors que la prise de son surexpose l’instrument très au-delà du rôle d’accompagnateur spécifié par la partition, Zsuzsa Szolnoki me paraît techniquement trop légère, et son intonation m’a souvent rendu très mal à l’aise. Partitions à retenir à titre pédagogique, mais disque que je vais oublier. (Olivier Eterradossi)
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