Les sept dernières Paroles du Christ font référence aux sept phrases prononcées par Jésus sur la croix, comme dit dans le Nouveau Testament. À travers les siècles, la crucifixion a servi d'inspiration à de très nombreux compositeurs, et certaines de ces paroles sont même devenues en quelque sorte un sous-genre, en commençant à la Renaissance par les motets. Par le biais de Cesar Franck et Sofia Gubaidulina, des compositeurs de Heinrich Schütz à Tristan Murall ont contribué à plusieurs versions utilisant des combinaisons de voix et d’instruments différentes. La version de Joseph Haydn est l’une des plus reconnues. Une histoire compliquée débute en 1785 quand Haydn reçoit une commande de Cadiz en Espagne, à l'autre bout de l’Europe. Il lui était demandé de composer sept mouvements lents, d’environ 10 minutes chacun, joués par un orchestre en alternance avec la prière exposée dans chacune des paroles. Souhaitant relever ce challenge inhabituel, Haydn accepta et, tellement satisfait de ce travail, il en fit une version pour quatuor à cordes ainsi qu'une pour piano. L’œuvre devint si populaire dans toute l’Europe que 10 années plus tard, la musique fut utilisée une dernière fois dans un oratorio pour choeur et orchestre. La version enregistrée sur ce disque est la version pour piano, jouée par le pianiste français Nicolas Stavy. Il clot ce disque avec l’inhabituel Andante con variazoni de Haydn, qui a été décrit comme le plus profond set de variations pour piano écrit pour piano et composé après Bach et Beethoven.
Historique des prix
* L'historique des prix ne contient aucune donnée de Amazon.
Prix mis à jour pour la dernière fois le :