Avec : Sarah Vaughan (voix), Clifford Brown (trompette), Herbie Mann (flûte), Paul Quinichette (sax. tenor), Jimmy Jones (piano), entre autres. Il n’y a pas qu’avec Clifford Brown, disparu dans un accident de voiture à l’âge de 25 ans, que Sarah la Diva tisse des liens très forts dans ce disque miraculeux. Le saxophoniste Paul Quinichette, disciple de Lester Young, est tout aussi présent. Sans parler du batteur Roy Haynes, dont le drive est une leçon de musicalité, et des arrangements d’Ernie Wilkins. Reste que soixante-cinq ans après, c’est la voix de “Sassy” la Divine et la trompette de “Brownie” l’étoile filante qui nous font rêver de lendemains qui chantent. Ces phrasés comme faits l’un pour l’autre, cette entente cordiale qui confine à l’amour révèlent un langage commun, une culture qui est celle du bebop, mais aussi de l’amour des chansons et des mélodies. Entre la fin des années 1940 et celle des années 1980, Sarah Vaughan a souvent enregistré, mais il existe peu de séances aussi parfaites que celle-ci dans sa discographie. Et quand elle interprète April in Paris, elle se découvre de bien plus d’un fil, mettant à nu tous les atours mélodiques de ce classique intemporel. Secondée, cela va de soi, par un Clifford Brown qui grave un chorus fait d’or et de cuivre. Grandiose.
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