Rihm : Quatuors et quintette à cordes

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Fnac « Un phénomène, son pouvoir de création est irrépressible » (Rainer Nonnenmann) « Il possède la grâce souriante du jeune Mozart et l'énergie colossale du dernier Beethoven » (Pierre Gervasoni). Salué par ses pairs et par les critiques, Wolfgang Rihm (né en 1952) est une figure incontournable de la musique d'aujourd'hui. Auteur de plus de deux cent cinquante opus, son œuvre ne cesse de se renouveler (Le récent et magnifique Et Lux). Sa musique de chambre voit le jour lorsqu'au lieu de sortir jouer au foot avec ses copains, il compose à l'âge de quatorze ans, un premier Quatuor en sol selon le modèle « classique » (Schubert, Beethoven?). Interprété ici par le quatuor Minguet, le résultat sonore est un brouillon de forme sonate, indécis, inégal. Motif d'ouverture asséné de façon hystérique, andante filandreux, fugue embryonnaire. Deux ans plus tard, il remet ça à l'aune de ses écoutes : Schoenberg (surtout le troisième quatuor), Hindemith, Bartok. L’œuvre tient la barre (forme sonate plus accomplie, carrures franches, harmonie sophistiquée, technique instrumentale ad-hoc) mais manque de personnalité. Les deux pièces pour quatuor qui complètent le disque sont des œuvres de maturité. Quarante années de labeur ont passées. Epilog (2013) qui se veut un commentaire au dernier Quintette de Schubert joue du dialogue entre silence et épiphanies où chaque instrument soliste se dégage de la torpeur menaçante mise en branle dès le premier accord groupé. L'étau du quatuor de resserre peu à peu, laissant suinter les cordes. Blessures, cicatrices, progressive désintégration du schéma initial. Le Geste zu Vedova (2015) composé pour le quatuor Minguet établit un parallèle entre la peinture d'Emilio Vedova (1919-2006) et la structure musicale. Rihm y exploite le maximum d'effets technique des cordes (Glissandi, vibrati, flautandi, battuti...) et des tempi extrêmes. Accents brutaux, scansion permanente. La comparaison avec l’œuvre du peintre est évidente. Des couleurs saturées, de violents coups de brosses, des formes hirsutes. Un vocabulaire technique éloquent voire ostentatoire s'étale sur une dizaine de minutes, résultant peut-être d'une tentative de connexion avec le langage plastique. L'interprétation de l’œuvre du quatuor Minguet tient plus de la performance que du partage. Un disque hautement recommandable qui cerne encore un peu plus la personnalité unique de Wolfgang Rihm. (Jérôme Angouillant)

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« Un phénomène, son pouvoir de création est irrépressible » (Rainer Nonnenmann) « Il possède la grâce souriante du jeune Mozart et l'énergie colossale du dernier Beethoven » (Pierre Gervasoni). Salué par ses pairs et par les critiques, Wolfgang Rihm (né en 1952) est une figure incontournable de la musique d'aujourd'hui. Auteur de plus de deux cent cinquante opus, son œuvre ne cesse de se renouveler (Le récent et magnifique Et Lux). Sa musique de chambre voit le jour lorsqu'au lieu de sortir jouer au foot avec ses copains, il compose à l'âge de quatorze ans, un premier Quatuor en sol selon le modèle « classique » (Schubert, Beethoven?). Interprété ici par le quatuor Minguet, le résultat sonore est un brouillon de forme sonate, indécis, inégal. Motif d'ouverture asséné de façon hystérique, andante filandreux, fugue embryonnaire. Deux ans plus tard, il remet ça à l'aune de ses écoutes : Schoenberg (surtout le troisième quatuor), Hindemith, Bartok. L’œuvre tient la barre (forme sonate plus accomplie, carrures franches, harmonie sophistiquée, technique instrumentale ad-hoc) mais manque de personnalité. Les deux pièces pour quatuor qui complètent le disque sont des œuvres de maturité. Quarante années de labeur ont passées. Epilog (2013) qui se veut un commentaire au dernier Quintette de Schubert joue du dialogue entre silence et épiphanies où chaque instrument soliste se dégage de la torpeur menaçante mise en branle dès le premier accord groupé. L'étau du quatuor de resserre peu à peu, laissant suinter les cordes. Blessures, cicatrices, progressive désintégration du schéma initial. Le Geste zu Vedova (2015) composé pour le quatuor Minguet établit un parallèle entre la peinture d'Emilio Vedova (1919-2006) et la structure musicale. Rihm y exploite le maximum d'effets technique des cordes (Glissandi, vibrati, flautandi, battuti...) et des tempi extrêmes. Accents brutaux, scansion permanente. La comparaison avec l’œuvre du peintre est évidente. Des couleurs saturées, de violents coups de brosses, des formes hirsutes. Un vocabulaire technique éloquent voire ostentatoire s'étale sur une dizaine de minutes, résultant peut-être d'une tentative de connexion avec le langage plastique. L'interprétation de l’œuvre du quatuor Minguet tient plus de la performance que du partage. Un disque hautement recommandable qui cerne encore un peu plus la personnalité unique de Wolfgang Rihm. (Jérôme Angouillant)


Spécifications du produit

Marque Wergo
EAN
  • 4010228734621
MPN
  • WER7346


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