Icônes de l'histoire de la musique, le Requiem et le Concerto pour Clarinette sont quasiment contemporains. OEuvre ultime et inachevée, le Requiem est célébré dans le monde entier, généralement dans la version de Süssmayr, l'élève de Mozart. Quintessence de l'écriture mozartienne, le Concerto a été conçu pour un virtuose exceptionnel, Anton Stadler, qui aimait repousser les limites d'un instrument si proche de la voix humaine. « Venu du baroque, travaillant depuis des années sur les différentes approches et esthétiques du Nord et du Sud, je voulais aborder simplement, et libéré de tout dogmatisme, le compositeur qui, avec Johann Sebastian Bach, m'a le plus influencé », souligne Leonardo García Alarcón. L'on retrouve dans son interprétation, basée sur un réexamen des sources, cette vocalité fluide et chaleureuse, cette palette des timbres orchestraux, le goût pour les couleurs et la curiosité pour les instruments d'époque - à l'image des pavillons de la clarinette du soliste, Benjamin Dieltjens -, l'incarnation musicale vigoureuse des textes comme en témoigne l'expressivité dramatique du Requiem. Autour de chanteurs solistes jeunes et talentueux et du clarinettiste Benjamin Dieltjens, Leonardo García Alarcón retrouve le Choeur de Chambre de Namur et dirige pour la première fois le New Century Baroque, orchestre découvert en 2011 dans le cadre du programme « Résidences Jeunes Ensembles » de l'Académie baroque européenne d'Ambronay.
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