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Fnac Le Requiem de Gyorgy Ligeti (1923-2006) composé en 1965, fut fondateur d'une certaine modernité en musique mais il s'inscrit aussi dans une tradition séculaire de cette messe pour les âmes des défunts. Il existe une structure formelle et sémantique commune que l'on retrouve aussi bien chez Ockeghem, Mozart, Cherubini, Duruflé et même ici chez Ligeti mais dans sa version disons « apocalyptique ». L'introïtus statique incite ainsi au recueillement puis confine progressivement au vertige par le chromatisme aigu du traitement des voix et le resserrement des strates sonores. Puis orchestre et solistes vont intervenir par saccades fulgurantes dans le Kyrie pour déboucher sur un Dies Irae violemment contrasté où le matériau orchestral survolté déchire de part en part le maillage vocal. Enfin, le Lacrimosa, partagé entre deux voix solistes abandonnées et un orchestre réduit en cendres, rétablit un statu quo sonore plus proche ici de la béance nihiliste que de la sérénité. Suit du même Ligeti Le Lux aeterna (1966) où, de la micro tonalité (re)naît une lumière subtile assez fluctuante mais jamais oppressante. Les quatre pièces de Clytus Gottwald sont des transpositions de pièces instrumentales transposées au chœur. Elles s'y prêtent plus (le Soupir de Ravel, Les Angelus et Des pas sur la neige de Debussy) ou moins (le Ich bin der Welt abandhen gekommen de Mahler) mais la minutie de leur arrangement ne peut que captiver. Quant à l'interprétation du Kammerchor de Stuttgart dirigé de main de maître par Frieder Bernius, par sa perfection, elle frôle la froide objectivité qui convient assez bien à cette musique. (Jérôme Angouillant)

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Le Requiem de Gyorgy Ligeti (1923-2006) composé en 1965, fut fondateur d'une certaine modernité en musique mais il s'inscrit aussi dans une tradition séculaire de cette messe pour les âmes des défunts. Il existe une structure formelle et sémantique commune que l'on retrouve aussi bien chez Ockeghem, Mozart, Cherubini, Duruflé et même ici chez Ligeti mais dans sa version disons « apocalyptique ». L'introïtus statique incite ainsi au recueillement puis confine progressivement au vertige par le chromatisme aigu du traitement des voix et le resserrement des strates sonores. Puis orchestre et solistes vont intervenir par saccades fulgurantes dans le Kyrie pour déboucher sur un Dies Irae violemment contrasté où le matériau orchestral survolté déchire de part en part le maillage vocal. Enfin, le Lacrimosa, partagé entre deux voix solistes abandonnées et un orchestre réduit en cendres, rétablit un statu quo sonore plus proche ici de la béance nihiliste que de la sérénité. Suit du même Ligeti Le Lux aeterna (1966) où, de la micro tonalité (re)naît une lumière subtile assez fluctuante mais jamais oppressante. Les quatre pièces de Clytus Gottwald sont des transpositions de pièces instrumentales transposées au chœur. Elles s'y prêtent plus (le Soupir de Ravel, Les Angelus et Des pas sur la neige de Debussy) ou moins (le Ich bin der Welt abandhen gekommen de Mahler) mais la minutie de leur arrangement ne peut que captiver. Quant à l'interprétation du Kammerchor de Stuttgart dirigé de main de maître par Frieder Bernius, par sa perfection, elle frôle la froide objectivité qui convient assez bien à cette musique. (Jérôme Angouillant)


Spécifications du produit

Marque CARUS
EAN
  • 4009350832831
MPN
  • CAR83283


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