Penderecki : Concertos pour piano, tompette, violon, violoncelle

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Fnac L'édition complète Krzysztof Penderecki du label Dux s'enrichit de deux nouveaux volumes consacrés à une série de concertos pour divers instruments solistes. Si le compositeur polonais inscrit ses œuvres concertantes dans la lignée des œuvres similaires de Beethoven et de Brahms Bartok ou Britten, il revendique une façon particulière de composer « avec » mais aussi «au-delà de» l'instrument. A l'écoute le concept n'est pas flagrant, le traitement réservé à l'instrument et au soliste restant assez orthodoxe. Par contre, le style néo-romantique volontiers expressionniste de la dernière période est présent dans la plupart des œuvres enregistrées ici. C'est le cas des concertos composés entre 2012 et 2015. Le « triple » Concerto pour violon, violoncelle et piano (DUX1345) est d'un seul tenant, à la fois solide de structure et léger comme une architecture de bambou. La matière musicale faite de l'intrication du timbre des instruments dans la texture de l'orchestre, s'écoule naturellement témoignant de la maîtrise d'un compositeur qui n'a plus rien à prouver sinon une sorte d'hédonisme musical. Le concerto pour piano intitulé « Résurrection » (DUX1345) composé en 2001 juste après la tragédie américaine est lui fragmenté en 11 morceaux d'ambiance contrastée. Peu de rapport stylistique avec la symphonie de Mahler, l'œuvre regarde plutôt dans sa verve mélodique et ses carrures rythmiques vers Grieg, Schumann et Tchaïkovski. Les quatre mouvements denses et ramassés du Concerto pour Trompette (DUX1345) révèlent une volonté affirmée de travailler le timbre de l'instrument soliste et la couleur de l'accompagnement orchestral réduit souvent à la petite harmonie, dans le sillage du concerto de Haydn pour lequel Penderecki composa une cadence. Dans le Concerto pour alto transcrit ici pour saxophone (DUX1344), outre l'attention portée au timbre pincé et voluptueux du saxophone, le compositeur privilégie une fois de plus l'équilibre et le flux naturel du discours. De même pour le plus ancien second Concerto pour violon « Métamorphoses » (DUX1344) qui doit son titre à l'historique conflictuel entre sa conception (1991) et sa création (1995). La violoniste Anne Sophie Mutter le jugeant trop virtuose et pas suffisamment lyrique, Penderecki l'aurait « rechargé » en motifs mélodiques. C'est une pièce d'envergure proche de l'univers de Bartók (L'esprit) et de Hindemith (La polyphonie), dont la sensualité à fleur de peau n'a d'égale que la complexité harmonique. L'engagement des différents solistes et de l'orchestre, tous polonais, dirigé par la baguette ardente du Maestro se passe de commentaire. (Jérôme Angouillant)

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L'édition complète Krzysztof Penderecki du label Dux s'enrichit de deux nouveaux volumes consacrés à une série de concertos pour divers instruments solistes. Si le compositeur polonais inscrit ses œuvres concertantes dans la lignée des œuvres similaires de Beethoven et de Brahms Bartok ou Britten, il revendique une façon particulière de composer « avec » mais aussi «au-delà de» l'instrument. A l'écoute le concept n'est pas flagrant, le traitement réservé à l'instrument et au soliste restant assez orthodoxe. Par contre, le style néo-romantique volontiers expressionniste de la dernière période est présent dans la plupart des œuvres enregistrées ici. C'est le cas des concertos composés entre 2012 et 2015. Le « triple » Concerto pour violon, violoncelle et piano (DUX1345) est d'un seul tenant, à la fois solide de structure et léger comme une architecture de bambou. La matière musicale faite de l'intrication du timbre des instruments dans la texture de l'orchestre, s'écoule naturellement témoignant de la maîtrise d'un compositeur qui n'a plus rien à prouver sinon une sorte d'hédonisme musical. Le concerto pour piano intitulé « Résurrection » (DUX1345) composé en 2001 juste après la tragédie américaine est lui fragmenté en 11 morceaux d'ambiance contrastée. Peu de rapport stylistique avec la symphonie de Mahler, l'œuvre regarde plutôt dans sa verve mélodique et ses carrures rythmiques vers Grieg, Schumann et Tchaïkovski. Les quatre mouvements denses et ramassés du Concerto pour Trompette (DUX1345) révèlent une volonté affirmée de travailler le timbre de l'instrument soliste et la couleur de l'accompagnement orchestral réduit souvent à la petite harmonie, dans le sillage du concerto de Haydn pour lequel Penderecki composa une cadence. Dans le Concerto pour alto transcrit ici pour saxophone (DUX1344), outre l'attention portée au timbre pincé et voluptueux du saxophone, le compositeur privilégie une fois de plus l'équilibre et le flux naturel du discours. De même pour le plus ancien second Concerto pour violon « Métamorphoses » (DUX1344) qui doit son titre à l'historique conflictuel entre sa conception (1991) et sa création (1995). La violoniste Anne Sophie Mutter le jugeant trop virtuose et pas suffisamment lyrique, Penderecki l'aurait « rechargé » en motifs mélodiques. C'est une pièce d'envergure proche de l'univers de Bartók (L'esprit) et de Hindemith (La polyphonie), dont la sensualité à fleur de peau n'a d'égale que la complexité harmonique. L'engagement des différents solistes et de l'orchestre, tous polonais, dirigé par la baguette ardente du Maestro se passe de commentaire. (Jérôme Angouillant)


Spécifications du produit

Marque DUX
EAN
  • 5902547013459
MPN
  • DUX1345


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