La Symphonie Concertante s’ouvre avec la détermination du Don Giovanni de Mozart puis après l’entrée des deux solistes, voici une musique aimable, presque de salon ! Quelle drôle d’écriture que celle de l’allemand Brandl pour lequel même l’encyclopédie du Groove fait l’impasse ! Ce violoniste et compositeur a produit une œuvre inclassable. Oratorios, opéras, symphonies, concertos, lieder et quatuors témoignent d’une fantaisie permanente. Ainsi, la Symphonie Concertante jaillit d’une écriture à la fois classique – l’influence de Haydn – et emploie des tournures de style plutôt françaises, jouant des effets de surprise, multipliant les traits virtuoses entre les deux solistes. L’andante est d’une nature plus pastorale, pré-schubertienne, presque. Le finale, sur un rythme de polonaise, possède beaucoup d’esprit. On s’approche, à nouveau, du style viennois, d’un Joseph Lanner, par exemple. L’Ouverture « Nanthild, das Mädchen von Valbella » se situe également entre classicisme et préromantisme. Créé en 1813, l’opéra est d’une veine plus italienne notamment dans l’utilisation du cantabile des bois. Bellini se sera peut-être inspiré des changements incessants d’atmosphères. La Symphonie en ré majeur de 1792 pressent quelques accents beethovéniens – on songe ici à la Quatrième Symphonie du viennois – et les interprètes traduisent avec beaucoup d’entrain et de souplesse, l’énergie de cette partition chaleureuse et sans arrière-pensée. Assurément, un compositeur à découvrir (Jean Dandrésy)
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