La Sérénade de Don Giovanni par Backhaus, vous connaissez ? Sa propre transcription, fabuleuse, ornementée avec un chic fou, et jouée avec un tel esprit ! C’est l’autre visage de cet apôtre de Beethoven qui jeune homme fut fêté pour sa virtuosité et virtuose il l’était, doigts étourdissants qui emportaient le clavier. Il adorait transcrire à ses mesures des pièces de caractère : la Marche militaire en mi bémol de Schubert est irrésistible. Pas une note de Beethoven dans ce double album, mais des Liszt stupéfiants (la Deuxième Rapsodie hongroise !), Triana d’Albeniz joué serrée, le Caprice espagnol de Moszkowski diabolique, une Polka de Smetana où il ébroue littéralement son clavier et d’autres pièces qui rappellent quel fabuleux pianiste d’estrade fut le jeune allemand. Deux opus majeurs au milieu de ces gemmes : une Fantaisie de Schumann intense, tenue, intériorisée, dont le chant final semble résonner d’un autre monde, et, miracle de style, en 1928 une intégrale des Etudes de Chopin qui ne s’est jamais démodée, technique parfaite, jeu léger, de l’élégance partout et des visions aussi : Backhaus sait que ce sont d’abord des poèmes. Quel ensemble stupéfiant qui change drastiquement le visage d’un pianiste que d’aucun peinèrent à imaginer en jeune-homme capable de toutes les audaces (Discophilia - Artalinna.com). (Jean-Charles Hoffelé)
Historique des prix
* L'historique des prix ne contient aucune donnée de Amazon, Amazon Marketplace.
Prix mis à jour pour la dernière fois le :