Sont-ce les instruments, joués historiquement informés, à commencer par le Conrad Graf de Paolo Giacometti sec et court, mais jamais le Deuxième Trio de Schubert n’aura raisonné aussi mince : il ne faut pas confronter à cette estompe le grand geste symphonique de Viviana Sofronitzky et de ses amis. La surprise passée, je peine pour m’attacher à cette impitoyable mise au net qui montre le chef d’œuvre dans sa nudité, mais à ce point ne pas vouloir interpréter asphyxie tout de même les élans, les mélodies si ailées, la grâce du chant. Cela compte, vétille, le clavier picore, les cordes se citronnent, et c’est Schubert pourtant qui survit malgré tout. (Discophilia - Artalinna.com) (Jean-Charles Hoffelé)
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