Le chef des Tallis Schollars Peter Philips s’est associé pour cet enregistrement au chœur espagnol El Léon De Oro sis à Oviedo et fondé en 1996. Au programme des compositeurs français, espagnols et portugais de la Renaissance et des pages qui évoquent peu ou prou cette « Amarae Mortis » (La mort amère) qui donne le titre à l’album. Commençons par le français Dominique Phinot (1510-1556) qui fut notoirement brûlé en place publique pour pratique homosexuelle. Les six numéros de son « Incipit oratio Jeremiae prophetae » montrent un maître du style imitatif. Les trois motets de Lassus combinent savamment écriture et expressivité dans une alchimie qui n’appartient qu’à lui. Le « Media Vita » de Nicolas Gombert est un gemme précieux serti dans un contrepoint tiré aux cordeaux. Le portugais Manuel Cardoso est représenté par deux émouvantes séquences de Lamentations. Suivent un Regina Cœli et un Magnificat de Tomas Luis de Victoria et deux motets de Morales qui déploient des couleurs inouïes. On conclut en revenant à la source par un sobre Laudate Pueri de Palestrina, là aussi transcendé par un chœur inspiré, aspiré par la lumière et un chef qui fort d’une carrière exceptionnelle n’a peut-être jamais touché d’aussi près la grâce. « Media vita in morte sumus… Amarae morti ne tradas nos ». (Jérôme Angouillant)
Historique des prix
* L'historique des prix ne contient aucune donnée de Amazon, Amazon Marketplace.
Prix mis à jour pour la dernière fois le :