Sonates et Fantaisies de Mozart Chacune des oeuvres instrumentales de la majorité de Mozart, et il y parvient fort tôt, pourrait servir d'exemple, mais il en est une qui fait partie du langage de tous les pianistes, la Sonate en Fa Majeur KY 332, composée dans la douceur de l'été parisien 1778. Le charme de ce début de Sonate est sans doute dû au simple fait qu'il n'est pas un début mais une forme de second thème lyrique et sans pathos, comme donnée d'un centre rayonnant. L'épisode qui lui succède, chant aimable et non affable qu'on dirait jailli de la nature, équilibre entre force, sagesse et beauté, est ponctué de quintes de cors à la main gauche. Puis alors vient ce que les éditions analytiques appellent l'épilogue, passage terrible et tendu en Ré mineur, tonalité redoutable de l'ouverture de Don Juan. De ce Ré mineur se dégage la lumineuse apparition du second thème. Les trouvailles s'engendrent l'une l'autre. Le développement reprend une nouvelle idée abstraite, mieux "athématique" , et la récapitulation voit se répéter toute cette suite comme "donnée de force" dans l'équilibre de la grâce. C'est en vain qu'on chercherait un tel modèle que l'on ne trouverait ni en Allemagne, ni en Italie, ni à Paris.
Historique des prix
* L'historique des prix ne contient aucune donnée de Amazon.
Prix mis à jour pour la dernière fois le :