Cette madone au look néoclassique, cheveux noués et mèches en liberté, est-elle encore la jeune folk rebelle qui arrivait d’Alger, guitare en bandoulière, pour un festival (Femmes d’Algérie), au Cabaret sauvage, à Paris, en 1999 ? Oui, c’est bien la même jeune femme à la sensibilité exacerbée, aux ballades nostalgiques comme cette fort belle chanson à la senteur de chèvrefeuille, qui donne le titre à son troisième album. Chaabi, flamenco, raï, incursions afro, musiques kabyles et touareg, Souad livre des compositions plus étoffées qu’à ses débuts, rythmées ici par les musiciens Mokhtar Samba, Mino Cinelu et Daby Touré. Elle chante avec grâce les tristesses de l’exil, un spleen qui lui va si bien ! Epok, l’hebdo de la Fnac
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