A la seule force du poignet, Cali s'est imposé en 2003 avec un premier album règlement de compte (la fin d'une histoire d'amour) qu'il a défendu sur les routes de France avec le succès que l'on sait. Sa deuxième livraison de chansons rock d'ici, teinté de folk pour mieux laisser respirer ses mots tranchants, s'inscrit dans la lignée de la première. Enregistré en partie en Irlande (paradis fiscal et pays d'origine de ses héros les Waterboys), "Menteur" brille également d'autres feux et fait l'étalage d'un sacré savoir-faire entretenu par le producteur Daniel Presley. Par exemple, Steve Wickham, des Waterboys, prête son violon à cette ode aux artistes brûlés qu'est "Je m'en vais". Dans un tout autre registre, "Pauvre garçon" (en duo avec Daniel Darc) se veut un hommage au Iggy Pop période David Bowie.... ou l'inverse. Plus loin, "Roberta" harangue comme un tango, et Cali, toujours remonté, n'en finit plus de régler ses comptes dans "Je te souhaite à mon pire ennemi". "Menteur" , tel un fil electrique dénudé, est à la fois écorché et vif. Les 300 000 personnes qui ont acheté son prédécesseur n'auront aucune raison valable de le bouder.
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