‘Hommage à Erik Satie’ est conçu comme une scène de théâtre ironique: Charlie Chaplin fait une apparition, ainsi que des poissons qui crient, des éléphants qui écoutent, certains musiciens bien élevés pratiquant des accords diminués ; même un piano virtuose enchanteur, cadenza... On est dans un style dépouillé dont les rythmes font penser à Stravinsky. Dans le cycle de chansons ‘Vergers’ sur des poèmes de Rilke, Durey va harmonieusement au-delà de ses compositions antérieures, Une musique ambigüe qui rappelle Schoenberg, Messiaen, ou même Philip Glass. L’indépendance de la partie vocale et l’accompagnement au piano est frappant : les deux semblent se déplacer dans des harmoniques séparées et des mondes mélodiques qui ne font que rarement se croiser.
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