Les Concertos pour cor de Mozart n’eurent pas d’existence au disque avant que Dennis Brain ne s’en empare. Walter Legge finalement les lui fera enregistrés avec rien moins que « son » Philharmonia et Herbert von Karajan, alliage de luxe qui resta sans vraie concurrence, révérence gardé à Peter Damm et Alan Civil, jusqu’à ce que les interprètes historiquement informés se saisissent des quatre opus, relevant le défi du cor naturel : Hermann Baumann dévoilait sous la conduite de Nikolaus Harnoncourt des horizons nouveaux… que n’auront pas aperçus Felix Klieser avec son cor à pistons, et la très traditionnelle Camerata Salzburg. Ceci dit, pourquoi bouder le plaisir ? Les quatre Concertos sonnent comme des sérénades de plein air, Klieser phrasant les romances et l’andante des trois d’entre eux qui s’autorisent à rêver, comme des nocturnes d’une beauté assez envoutante. La maitrise du souffle, le son soyeux, la poésie lyrique des accents rappellent le grand style qu’y mettait Dennis Brain. Ce n’est pas rien même si depuis on les entend tout autrement. (Discophilia - Artalinna.com) (Jean-Charles Hoffelé)
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