Leopold I : Il Sagrifizio d’Abramo

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Fnac Ce Kaiser Leopold Ier (1640-1705) qui cumula durant son règne de monarque les fonctions de Roi de Hongrie, Roi de Bohème, Archiduc d'Autriche enfin Empereur des Romains invita à sa cour de nombreux musiciens européens parmi les plus importants du dix-septième siècle en Europe. Cesti, Bertali Schmelzer, Sances en furent et selon son biographe Eucharius Gottlieb Rink (1707): « rien ne pouvait lui faire un si grand plaisir qu'un concert de bonne musique ». C'était d'ailleurs un souverain plutôt pacifiste et sensible à l'art qui lui même composa quelques œuvres documentées par quelques rares disques de musique sacrée (dont un premier volume CPO de la Wiener Akademie dirigé par Martin Haselbock en 1998). Ce Il Sagrifizio d'Abramo est représentatif de l'assimilation à Vienne de l'oratorio italien, importé dans les années 1650 par Eléanore de Gonzague la troisième épouse de Ferdinand III, et prend pour modèle les œuvres similaires de Carissimi ou de Cesti. Quelques singularités dans le récit signé du librettiste Conte Caldano et dans l'écriture musicale lui donne parfois une touche d'originalité (l'instant du sacrifice annoncé par une brève Sinfonia et une progression harmonique peu banale). Dès la Sonata d'introduction, les airs et les récitatifs étant chantés en italien, l’oratorio rappelle le versant italien de l’œuvre de Schütz. Manfred Cordes lui donne cependant une véritable ampleur, aidé d'une équipe solide de chanteurs pour qui la langue italienne n'est pas naturelle. Le Miserere per la settimata santa plus centré sur la rhétorique se disperse un peu. (Jérôme Angouillant)

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Ce Kaiser Leopold Ier (1640-1705) qui cumula durant son règne de monarque les fonctions de Roi de Hongrie, Roi de Bohème, Archiduc d'Autriche enfin Empereur des Romains invita à sa cour de nombreux musiciens européens parmi les plus importants du dix-septième siècle en Europe. Cesti, Bertali Schmelzer, Sances en furent et selon son biographe Eucharius Gottlieb Rink (1707): « rien ne pouvait lui faire un si grand plaisir qu'un concert de bonne musique ». C'était d'ailleurs un souverain plutôt pacifiste et sensible à l'art qui lui même composa quelques œuvres documentées par quelques rares disques de musique sacrée (dont un premier volume CPO de la Wiener Akademie dirigé par Martin Haselbock en 1998). Ce Il Sagrifizio d'Abramo est représentatif de l'assimilation à Vienne de l'oratorio italien, importé dans les années 1650 par Eléanore de Gonzague la troisième épouse de Ferdinand III, et prend pour modèle les œuvres similaires de Carissimi ou de Cesti. Quelques singularités dans le récit signé du librettiste Conte Caldano et dans l'écriture musicale lui donne parfois une touche d'originalité (l'instant du sacrifice annoncé par une brève Sinfonia et une progression harmonique peu banale). Dès la Sonata d'introduction, les airs et les récitatifs étant chantés en italien, l’oratorio rappelle le versant italien de l’œuvre de Schütz. Manfred Cordes lui donne cependant une véritable ampleur, aidé d'une équipe solide de chanteurs pour qui la langue italienne n'est pas naturelle. Le Miserere per la settimata santa plus centré sur la rhétorique se disperse un peu. (Jérôme Angouillant)


Spécifications du produit

Marque Cpo
EAN
  • 0761203511327
MPN
  • CPO555113


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