Après ses enregistrements marquants de certaines des plus importantes œuvres pour clavier de Jean-Sébastien Bach, l'un des plus grands interprètes de Bach de notre époque s'intéresse à l'instrument préféré du compositeur. Le son du clavicorde est, selon András Schiff, une invitation à entrer dans "un nouveau monde, une oasis de calme dans notre époque bruyante et troublée". Grâce au clavicorde, je joue et j'entends Bach différemment". Instrument intime et personnel - "une créature des plus douces, idéale pour jouer seul" - il peut aussi être, comme le note Schiff, un professeur exigeant et impitoyable. "Sur le clavicorde, nous n'avons que nos doigts à notre disposition, ils doivent créer la musique avec les gradations les plus fines du toucher." Les premières œuvres pour clavier sont ici mises en avant, nous rapprochant des sonorités de l'époque de Bach, et de " l'art cantabile " du clavicorde. L'album s'ouvre sur le Capriccio sopra la lontananza del fratro dilettissmo, traverse les Inventions et les Sinfonias, et se termine par une extraordinaire lecture de la Fantaisie et fugue chromatique. Sur cet enregistrement, le premier de Schiff au clavicorde, il joue sur une réplique d'un instrument Specken de 1743, construit par l'artisan belge Joris Potvlieghe. L'album a été enregistré dans la Kammermusik Saal de la Beethoven-Haus de Bonn et produit par Manfred Eicher.
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