Intégrale des symphonies

Prix à partir de
34,69

Liens sponsorisés

COMPARER TOUS LES MAGASINS EN LIGNE (3)

Description

Fnac Si vous croyez tenir avec le grand cycle des Quinze Symphonies de Chostakovitch le journal absolu de la musique sous la dictature de l’URSS, attendez un peu d’entendre les Huit Symphonies que Miloslav Kabelac composa entre 1941 et 1970. Des œuvres au noir, d’un désespoir sans rémission que vient rédimer une beauté formelle, de l’écriture, des structures, des thèmes. Car il y a chez Kabelac une volonté de ne pas paraître, ne pas s’imposer, ses nuances sont le piano, le mezzo forte, le discours long, qui se tend peu à peu, le forte qui fulgure ou rayonne, mais jamais n’assène. Pourtant le sentiment d’espace, l’infini sans rémission, sans soleil, de ses magnifiques symphonies ne provient pas d’une longueur : toutes tournent autour de la demi-heure, proposent des mouvements scindés, on n’est donc pas confronté aux arches ouvertes des symphonies d’Allan Pettersson, même si bien des ponts existent entre l’univers du symphoniste suédois et celui du compositeur tchèque. Sourd aux modes, maitre d’un langage imparable établi d’emblée, Miloslav Kabelac transfuse dans ses symphonies le drame de la Nation Tchèque, et aussi son désespoir. Après les deux premières symphonies pour le seul orchestre, la 3e oppose l’orgue aux cuivres et aux timbales, la 5e convoque une soprano que l’orchestre essaye de briser, partition exténuante à force d’émotion qui culmine dans un Alléluia plus effréné que rayonnant, la 6e expose les solos déchirants d’un hautbois perdu, un récitant parait dans la 7e citant l’Evangile selon St Jean et l’Apocalypse, réglant tout du tactus de l’œuvre (ici le magnifique Lukas Hlavica) et la 8e ignore l’orchestre, s’en déleste en quelque sorte : soprano, chœur mixte, percussion et orgue font un cosmos de sons inouï, une œuvre radicale, ce que la musique tchèque aura produit de plus aventureux depuis Janacek. Miloslav Kabelac est peu présent au disque, Karel Ancerl a gravé la 5e, l’Orchestre de chambre de Prague la 4e, Libor Pesek la 3e, version en concert de la périlleuse 8e fut publiée par Praga, Marko Ivanovic et les forces de la radio de Prague sont donc les premiers à enregistrer l’intégrale de ce cycle multiple. Si leur 8e manque de feu - mais l’œuvre est difficile à tous égards comme le prouve également le live strasbourgeois dirigé par Pierre Stoll et publié par Praga - les autres symphonies parviennent à une perfection, dans la mise en place, dans l’expression, dans le sentiment, dans ce très sombre existentiel, qui me bouleverse. Découvrez l’acteur majeur du renouveau symphonique tchèque après Martinu. Et maintenant si Supraphon demandait à Marko Ivanovic de se pencher sur les Cinq Symphonies de Victor Kalabis ? (Discophilia - Artalinna.com). (Jean-Charles Hoffelé)

Comparer les boutiques en ligne (3)

Liens sponsorisés · Certaines boutiques nous versent une rémunération

Trier par:

34,69 € Livraison gratuite

34,69 € Livraison gratuite

57,99 € Livraison gratuite

Description (1)

Si vous croyez tenir avec le grand cycle des Quinze Symphonies de Chostakovitch le journal absolu de la musique sous la dictature de l’URSS, attendez un peu d’entendre les Huit Symphonies que Miloslav Kabelac composa entre 1941 et 1970. Des œuvres au noir, d’un désespoir sans rémission que vient rédimer une beauté formelle, de l’écriture, des structures, des thèmes. Car il y a chez Kabelac une volonté de ne pas paraître, ne pas s’imposer, ses nuances sont le piano, le mezzo forte, le discours long, qui se tend peu à peu, le forte qui fulgure ou rayonne, mais jamais n’assène. Pourtant le sentiment d’espace, l’infini sans rémission, sans soleil, de ses magnifiques symphonies ne provient pas d’une longueur : toutes tournent autour de la demi-heure, proposent des mouvements scindés, on n’est donc pas confronté aux arches ouvertes des symphonies d’Allan Pettersson, même si bien des ponts existent entre l’univers du symphoniste suédois et celui du compositeur tchèque. Sourd aux modes, maitre d’un langage imparable établi d’emblée, Miloslav Kabelac transfuse dans ses symphonies le drame de la Nation Tchèque, et aussi son désespoir. Après les deux premières symphonies pour le seul orchestre, la 3e oppose l’orgue aux cuivres et aux timbales, la 5e convoque une soprano que l’orchestre essaye de briser, partition exténuante à force d’émotion qui culmine dans un Alléluia plus effréné que rayonnant, la 6e expose les solos déchirants d’un hautbois perdu, un récitant parait dans la 7e citant l’Evangile selon St Jean et l’Apocalypse, réglant tout du tactus de l’œuvre (ici le magnifique Lukas Hlavica) et la 8e ignore l’orchestre, s’en déleste en quelque sorte : soprano, chœur mixte, percussion et orgue font un cosmos de sons inouï, une œuvre radicale, ce que la musique tchèque aura produit de plus aventureux depuis Janacek. Miloslav Kabelac est peu présent au disque, Karel Ancerl a gravé la 5e, l’Orchestre de chambre de Prague la 4e, Libor Pesek la 3e, version en concert de la périlleuse 8e fut publiée par Praga, Marko Ivanovic et les forces de la radio de Prague sont donc les premiers à enregistrer l’intégrale de ce cycle multiple. Si leur 8e manque de feu - mais l’œuvre est difficile à tous égards comme le prouve également le live strasbourgeois dirigé par Pierre Stoll et publié par Praga - les autres symphonies parviennent à une perfection, dans la mise en place, dans l’expression, dans le sentiment, dans ce très sombre existentiel, qui me bouleverse. Découvrez l’acteur majeur du renouveau symphonique tchèque après Martinu. Et maintenant si Supraphon demandait à Marko Ivanovic de se pencher sur les Cinq Symphonies de Victor Kalabis ? (Discophilia - Artalinna.com). (Jean-Charles Hoffelé)


Spécifications du produit

Marque Supraphon
EAN
  • 0099925420222
MPN
  • SU4202


Historique des prix

* L'historique des prix ne contient aucune donnée de Amazon, Amazon Marketplace.

Prix mis à jour pour la dernière fois le :

Choix en vedette
34,69 €
Voir l’offre