Antoine Mariotte, ce n'est pas seulement la Salomé rivale de celle de Strauss, et exhumée par le Festival de Montpellier, c'est aussi un cycle pour piano, les Impressions urbaines, réputé à la limite du jouable, loin des pages de salon que l'on pourrait imaginer. Si le titre renvoie à l'impressionnisme, l'écriture est d'une rare violence expressionniste, apte à rendre compte d'un environnement terrible écrasant l'être humain : Usines - Faubourgs - Guinguettes - Décombres - Gares. Du grand piano qui anticipe Prokofiev et qui intimide plus d'un interprète !Les Kakémonos, 4 pièces «japonaise» pour piano relèvent de la même écriture, mais à la veine plus légère, tandis que les mélodies, aux harmonies somme toute complexes et qui se souviennet de Duparc, offrent un moment de détente.Toutes ces pièces sont autant de premières mondiales, et bénéficient de la virtuosité hors paire de Daniel Blumenthal, qui avait recréé les Impressions urbaines voilà près de 25 ans à Paris ! Quant à Sabine Revault d'Allonnes, elle a été saluée par la critique lors de ses disques (Timpani) consacrés à Massenet et Pierné.On peut vraiment parler de découverte majeure !
Historique des prix
* L'historique des prix ne contient aucune donnée de Amazon.
Prix mis à jour pour la dernière fois le :