Fils de riches banquiers allemands, Jacob Meyer (1791-1864) se fit appeller Giacomo Meyerbeer par amour de l'opéra italien. Pianiste à ses débuts, il parcourt l'Europe, l'Italie (il y découvre Rossini), l'Allemagne (il affronte la concurrence de Weber) mais c'est à Paris (il y rencontre Scribe, son futur librettiste) qu'il se bâtit une véritable carrière de compositeur avec ses deux principaux opéras : Robert le Diable et Les Huguenots. Sa musique sacrée présentée ici est une musique d'église à vocation liturgique. Elle est en cela assez voisine des pages de Mendelssohn (le Psaume Der.91, alternant choeur et passages solistes) ou parfois de Chérubini ( La "Cantatine" Hallelujah empreinte d'une pompeuse solennité). Les "Sept Chants Sacrés" sont des airs variés accomodés d'une belle garniture contrapuntique. Quant au choeur "An Mozart" , c'est la petite friandise supplémentaire qui agrémente un programme bien conçu. Belle prestation du majestueux Rheinsche Kantorei (dont on apprécie à chaque enregistrement l'équilibre général et la qualité vocale des pupitres) et de son chef Hermann Max à qui l'on ne peux reprocher de mal connaitre son répertoire. (Jérôme Angouillant)
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