Après 6 ans d'absence, C.W. Stoneking est de retour avec ce Gon' Boogaloo, du Jungle Blues comme on l'aime : troisième album de l'Australien C. W. Stoneking, enregistré en 2 jours (!) dans une seule pièce, est une production on ne peut plus rustique et honnête. L'Australien C. W. Stoneking, 40 ans, joue une musique qui n'est pas de son âge. Son premier album, King Hokum (2006), avait le cachet des vieux 78-tours de blues des années 1920. Le deuxième, Jungle Blues, sorti en 2008 dans son pays et en 2011 en France, donnait à Stoneking des allures de Joseph Conrad. Accompagné par un petit équipage de cuivres, Stoneking embarquait pour une expédition fantasmée au coeur des ténèbres, de l'Afrique aux Caraïbes, sur fond de calypso et de banjo antédiluviens. Mûrie pendant six ans, la suite, Gon' Boogaloo, a été enregistrée en deux jours dans une seule pièce. Le mixage a été réalisé en variant la distance entre les différents instruments et les deux micros utilisés. On peut difficilement faire plus rustique et plus honnête. Surtout, l'homme en blanc est passé à l'électricité, troquant ses guitares acoustiques contre une superbe Fender Jazzmaster. Et les cuivres ont été remplacés par un choeur gospel. Une douce révolution qui se caractérise par des morceaux comme The Zombie ou Get on the Floor, véritables invitations à des danses endiablées. Stoneking redécouvre le rock.
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