Les Movie Star Junkies sont de retour avec l'envie d'en découdre. À en croire le titre de leur nouvel album, Evil Moods, ils se sont cette fois parés des plus sombres intentions. Inspirés par les pionniers du roman noir américain que sont Dashiell Hammet, James Cain ou Jim Thompson, à qui la chanson éponyme est par ailleurs dédiée, ils assument et revendiquent également la part profondément autobiographique de leur dernier rejeton. Evil Moods sonne comme une renaissance, se veut un retour aux fondamentaux, à l'incandescence et l'âpreté de leurs premiers enregistrements après une période d'accalmie qui avait vu le groupe marcher sur les traces solaires de la folk et de l'americana dans Son Of The Dust (Outside Inside/Wild Honey, 2012). Le son, sans ambages, marque ici un tournant résolument plus sombre, permettant aux Movie Star Junkies d'esquisser les contours d'une "pop" mélancolique, gaRageuse et habitée, telle qu'elle aurait pu sortir d'un conte signé H.P Lovecraft. Enregistré en Italie, mixé à Berlin, le disque s'enrichit de la participation du percussionniste Maximilian Weissenfeldt officiant au sein des groupes Heliocentrics et Whitefield Brothers tout en bénéficiant une fois de plus de la confiance du label Voodoo Rhythm, qui avait déjà révélé les « junkies » en 2008 en sortant Melville puis le très remarqué A Poison Tree (2010).
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