“Le Miracle supposé ou les Cracoviens et les Gorales [les Gorales sont des montagnards polonais] » sur un livret de Wojciech Boguslawski incarne la tradition polonaise, la richesse et la beauté de la culture musicale d’une nation qui a fait de son art un élément crucial à sa survie. A côté de ces qualités artistiques, c’est aussi un document sonore de l’une des pages les plus importante du patrimoine musical polonais. Dans une Pologne à l'époque partagée entre Allemagne, Autriche et Russie, l'opéra le Miracle, truffé d'allusions politiques concernant l'indépendance, a été un grand événement national. Cet ouvrage paru en 1794, dans lequel Stefani introduit des mélodies populaires de son pays, fut accueilli avec enthousiasme par la nation tout entière et obtint plus de deux cents représentations. Selon d'autres sources, la pièce fut censurée après seulement 3 représentations par le pouvoir en place. Disparu mais retrouvé en 1929, il est maintenant reconnu comme l'opéra national par excellence.Václav Luks, et ses deux ensembles internationallement reconnus, les Collegium 1704 et Collegium Vocale 1704, ses jeunes chanteurs tchèques et polonais, retrouvent l’essence de la partition originale—nouvellement éditée et publiée par PWN Edition sur les bases de documents retrouvés récemment Enregistrement studio sur instruments d’époqueNé à Prague, Jan Stefani (1746-1829) travailla comme violoniste à la cour de Joseph II à Vienne avant de partir en 1771 pour Varsovie où il devint en 1779 chef de l'orchestre royal et maître de chapelle à la cathédrale. On lui doit 9 opéras, beaucoup d’oeuvres vocales et instrumentales et notamment des Polonaises.
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