Downtown Boys sait user de son énergie féroce et de ses puissants shows en live pour réunir la foule dans son combat contre le racisme, l’homophobie, le capitalisme, le fascisme et plus globalement, contre tous ce que les gens font pour essayer de fermer nos esprits, nos yeux et nos cœurs. Ce nouvel effort – faisant suite à leur album acclamé par la critique Full Communism de 2015 – est à la fois incendiaire, cathartique et drôle, fusionnant l’énergie inépuisable du groupe et ses idées révolutionnaires. Produit par Guy Picciotto du groupe rock indé mythique Fugazi (également producteur de Blonde Redhead, The Gossip etc), Cost of Living démontre une grande maturité sans pour autant compromettre la colère bien placée du groupe et leur présence captivante. Cost of Living est le premier disque du groupe à paraitre chez Sub Pop, une façon pour le groupe d’utiliser ce label chargé d’histoire, comme un mégaphone pour faire entendre encore plus fort leurs protestations et pour faire résonner les voix des communautés gays, latino et mexicaines dans le monde à dominante blanche du rock. Avec des textes inspirés par le poème ‘I Believe in living’ d’Assata Shakur, le titre ‘A Wall’ respire la puissance positive de morceaux comme ceux des Clash et de Wire, répandant l’idée qu’un mur pourrait réussir à éteindre l’humanité et les esprits. ‘Promissory Note’ est dédiée aux clubs qui pourraient ignorer l’existence des Downtown Boys ou pire, feindre de les apprécier : “So what’s the matter, you don’t like what you see? / I can’t believe you’re even talking to me!”, crie Ruiz. ‘Tonta’, un des trois morceaux écrit et chanté principalement en espagnol, est un portrait introspectif et émotionnel de l’anxiété qui vient à l’esprit lorsque l’on pense à la mêlée pendant le concert d’Huasipungo au centre activiste ABC No Rio.
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