Disons le d’emblée, le Concerto bavard, un peu incertain d’allant, de Jerzy Gablenz, ne sera pas un ajout majeur à la littérature polonaise. L’œuvre est souvent jolie, mais d’une facture très incertaine surtout pour l’orchestre, Lukasz Borowicz faisant tout ce qu’il peut pour arranger au mieux les étrangetés d’une écriture amateur. Jonathan Plowright joue ses notes avec plus d’application que de brio. Croit-il à l’œuvre qui citerait parfois Tchaikovski ? Gablenz disparaitra dans un accident d’avion l’année ou Szymanowski sera emporté par la tuberculose, l’œuvre du premier est comme la vaine négation de celle du second. Plowright se vengera par une interprétation brillante et poétique de la Fantaisie polonaise, partition écrite par Paderewski à son propre usage, pleine de caractère et de traits populaires, belle œuvre, quitte à tourner le dos au groupe de la Nouvelle Pologne, autant aller entendre ici plutôt que chez l’oubliable Gablenz.
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