Concertos pour instruments à vent et orchestre

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Fnac Ces deux nouveaux volumes viennent enrichir la prestigieuse édition Penderecki du label Dux. Présentation soignée, interprétations de haute volée. Comme chaque fois les programmes des deux disques procèdent par ordre chronologique et éclairent les périodes qui jalonnent l’œuvre du compositeur. Ces deux disques nous renseignent sur la dimension concertante de l’œuvre de Krzysztof Penderecki. Elle constitue pour lui l’opportunité d’une tension narrative essentielle à sa musique. Une dialectique radicale entre le soliste et l’orchestre que le spécialiste du compositeur Tadeusz Zielenski appelle : « Le drame instrumental ». Ces deux volumes sont des compilations d’œuvres destinées aux vents et aux cordes. Fonogrammi pour flûte et orchestre (1961) s’inscrit dans la lignée des œuvres expérimentales (Threnody, Anaklasis) basées sur une recherche de saturation des timbres, des couleurs, et un recours à des techniques spécifiques (Percussivité, clusters, élasticité harmonique, tessitures extrêmes, microtonalité, glissandi), la flûte est ici l’otage d’un groupe instrumental belliqueux. Les deux Capriccio (1964 - 67) sont de la même veine. Les deux solistes (hautbois et violon) sont ici livrés à eux-mêmes dans de longues plages hiératiques, innervées par les bruissements de l’orchestre. Le premier concerto pour violoncelle (1972) dédié à Mstislav Rostropovitch et le concerto pour alto (1989 ici dans sa version pour violoncelle), explorent cet abrupt territoire sonore avec la même boite à outils. La présence de sons inhabituels, des percussions parfois envahissantes, et l’utilisation atypique de l’archet exaltent l’aspect grotesque, ironique et finalement douloureux de ces deux œuvres. La seconde Sinfonietta pour clarinette (1994) tranche par son dynamisme enjoué et sa liberté formelle décomplexée. Le Largo pour violoncelle (2003) débute de façon rhapsodique pour se développer en long cantilène apaisé, interrompu par des épisodes de danse et des passages plus dramatiques. L’œuvre, issue de la période post romantique est de nature intimiste. L’inspiration, inépuisable, est d’un lyrisme direct et franc, frôlant l’improvisation. Penderecki délaisse les bidouillages techniques, le langage est épuré, assonant et affiche une simplicité de façade, mais l’enjeu véritable en est une expressivité ravivée, constamment attisée par le feu du matériau musical. Pour le Concerto pour cor « Winterreise », la référence schubertienne installe, dans une alternance de spontanéité et d’introversion, un climat poétique lancinant, tiraillé entre la vigueur juvénile et la souvenance ouatée de la jeunesse du compositeur. Les multiples interprètes de ces volumes (solistes et orchestres) sont tous dévoués au maître de cérémonie (Penderecki dirige l’ensemble). Primauté au respect du texte, l’objectivité de ces lectures (véritable travail de médiation) vise avant tout à servir le langage musical du compositeur polonais, presque à honorer sa mémoire. L’engagement des musiciens est de ce fait admirable. (Jérôme Angouillant)

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Ces deux nouveaux volumes viennent enrichir la prestigieuse édition Penderecki du label Dux. Présentation soignée, interprétations de haute volée. Comme chaque fois les programmes des deux disques procèdent par ordre chronologique et éclairent les périodes qui jalonnent l’œuvre du compositeur. Ces deux disques nous renseignent sur la dimension concertante de l’œuvre de Krzysztof Penderecki. Elle constitue pour lui l’opportunité d’une tension narrative essentielle à sa musique. Une dialectique radicale entre le soliste et l’orchestre que le spécialiste du compositeur Tadeusz Zielenski appelle : « Le drame instrumental ». Ces deux volumes sont des compilations d’œuvres destinées aux vents et aux cordes. Fonogrammi pour flûte et orchestre (1961) s’inscrit dans la lignée des œuvres expérimentales (Threnody, Anaklasis) basées sur une recherche de saturation des timbres, des couleurs, et un recours à des techniques spécifiques (Percussivité, clusters, élasticité harmonique, tessitures extrêmes, microtonalité, glissandi), la flûte est ici l’otage d’un groupe instrumental belliqueux. Les deux Capriccio (1964 - 67) sont de la même veine. Les deux solistes (hautbois et violon) sont ici livrés à eux-mêmes dans de longues plages hiératiques, innervées par les bruissements de l’orchestre. Le premier concerto pour violoncelle (1972) dédié à Mstislav Rostropovitch et le concerto pour alto (1989 ici dans sa version pour violoncelle), explorent cet abrupt territoire sonore avec la même boite à outils. La présence de sons inhabituels, des percussions parfois envahissantes, et l’utilisation atypique de l’archet exaltent l’aspect grotesque, ironique et finalement douloureux de ces deux œuvres. La seconde Sinfonietta pour clarinette (1994) tranche par son dynamisme enjoué et sa liberté formelle décomplexée. Le Largo pour violoncelle (2003) débute de façon rhapsodique pour se développer en long cantilène apaisé, interrompu par des épisodes de danse et des passages plus dramatiques. L’œuvre, issue de la période post romantique est de nature intimiste. L’inspiration, inépuisable, est d’un lyrisme direct et franc, frôlant l’improvisation. Penderecki délaisse les bidouillages techniques, le langage est épuré, assonant et affiche une simplicité de façade, mais l’enjeu véritable en est une expressivité ravivée, constamment attisée par le feu du matériau musical. Pour le Concerto pour cor « Winterreise », la référence schubertienne installe, dans une alternance de spontanéité et d’introversion, un climat poétique lancinant, tiraillé entre la vigueur juvénile et la souvenance ouatée de la jeunesse du compositeur. Les multiples interprètes de ces volumes (solistes et orchestres) sont tous dévoués au maître de cérémonie (Penderecki dirige l’ensemble). Primauté au respect du texte, l’objectivité de ces lectures (véritable travail de médiation) vise avant tout à servir le langage musical du compositeur polonais, presque à honorer sa mémoire. L’engagement des musiciens est de ce fait admirable. (Jérôme Angouillant)


Spécifications du produit

Marque DUX
EAN
  • 5902547012742
MPN
  • DUX1274


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