Pour clôturer en beauté son éclatant passage à la tête de l'Orchestre National de Belgique, Walter Weller revient pour son 6e disque à la tête de la phalange bruxelloise à un des compositeurs les plus chers à son cour, et réitère la réussite de son premier CD Martinu (FUG531) très remarqué par la presse internationale. Cette fois, c'est un programme chronologiquement cohérent qu'il nous propose. La 1e Symphonie fut commandée en 1942 par Koussevitsky pour son Orchestre Symphonique de Boston. Cette ouvre hautement séduisante, marquée par un mouvement lent poignant empreint de la révélation du massacre de Lidice, est dédiée à la mémoire de Nathalie Koussevitsky. À la première, parmi les auditeurs enthousiastes, figurait Misha Elman, alors au faîte de sa gloire. Le virtuose pria immédiatement Martinu de lui écrire un concerto pour violon. Aussitôt dit, aussitôt fait: l'ouvre était achevée en avril 1943. C'est ce concerto, un des plus beaux écrits au milieu du siècle passé, que défend avec enthousiasme et tous les moyens - considérables - requis, Lorenzo Gatto, dont la carrière prend un bel envol depuis sa 2e place au Concours Reine Elisabeth 2008. Déjà remarqué chez Fuga Libera pour deux très beaux enregistrement ("Deconstructing the Wall" , FUG565, et le 4e Concerto dans l'intégrale des Concertos de Vieuxtemps, FUG575), il s'impose ici comme un des plus sûrs talents de sa génération. La notice en est signée par Harry Halbreich, le spécialiste incontesté de Martinu.
Historique des prix
* L'historique des prix ne contient aucune donnée de Amazon.
Prix mis à jour pour la dernière fois le :