Violons, flûtes, harmonica (celui, tout de même, du grand Toots Thielemans) l'ambiance lounge est donnée dès le départ. Le répertoire, de Gainsbourg à Stevie Wonder en passant par le désormais incontournable Michel Legrand, contribue lui aussi à donner à ce nouvel album un parfum indéniablement " commercial " , au sens noble du terme. Pourquoi, après tout, Diana Krall et Lisa Ekdahl seraient-elles les seules à toucher un autre public que celui des jazzfans ? Ici, la chanteuse française à l'accent anglais impeccable, évolue dans plusieurs registres, abordant avec un même bonheur les charmes de la chanteuse blanche dans la tradition de Julie London avant, sans prévenir, de se lancer dans des intonations très black qui n'auraient pas dépareillé chez Jeanne Lee ou Abbey Lincoln. Le résultat peut être surprenant, il est toujours passionnant.
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