Chef d’orchestre toujours curieux de ressusciter le répertoire oublié, notamment celui du post-romantisme, Leon Botstein associe sur ce CD trois partitions d’esthétiques différentes mais exactement contemporaines (1926-1928). Quoi de commun en effet entre la vigueur de Honegger dans ses trois mouvements symphoniques au modernisme, de sujet comme de langage, affirmé (Rugby est le deuxième après la célèbre Pacific 231) et l’expressionnisme tourmenté du grand cycle pour bartyon, chœur final et orchestre de son compatriote Otmar Schoeck ? Cette partition géniale qui occupe l’essentiel du disque (45’ au total) bénéficie de la prestation inspirée de Michael Nagy qui se mesure crânement au souvenir du CD légendaire de Dietrich Fischer-Dieskau il y a près de soixante ans. Enfin Botstein exhume le rare concerto grosso de Mitropoulos, qui s’essaya à la composition avant d’y renoncer pour se consacrer pleinement à la direction d’orchestre. Une curiosité certes mais la compacité très sombre de l ‘œuvre confirme que le choix de Mitropoulos était réaliste et que, comme tant de ses collègues du 20e siècle, il était plus inspiré comme chef que comme compositeur. Espérons que d’autres raretés seront ainsi exhumées par Leon Botstein, un chef passionnant mais trop peu connu de ce côté-ci de l’Atlantique. (Richard Wander)
Historique des prix
* L'historique des prix ne contient aucune donnée de Amazon.
Prix mis à jour pour la dernière fois le :