Avec un splendide troisième album longuement mûri sur scène, le Scandinave Peter von Poehl signe son oeuvre la plus orchestrée et continue de faire des miracles mélodiques : son écriture de miniaturiste parle directement au coeur. Presque quatre ans de silence pour Peter Von Poehl, pendant lesquels il a décidé de monter son propre label et par ailleurs égayé le générique des films à succès L'Arnacoeur et La Guerre est déclarée. Ce n'est qu'après avoir tourné deux ans avec ces 10 nouveaux morceaux (accompagné d'un orchestre variant de 40 à 17 musiciens) que le suédois s'est décidé à entrer en studio pour créer ce qu'il appelle un «un disque d'orchestre lo-fi ». Dans le studio de Christoffer Lundquist et avec la complicité de Martin Hederos (The Soundtrack Of Our Lives) aux arrangements, l'enregistrement s'est fait en une seule journée, à l'ancienne sur bandes magnétiques en conditions de direct. On pense ainsi parfois, dans ces cascades de clarinettes, hautbois et trombones, aux épopées épiques et fragiles à la fois de Sufjan Stevens (Lover's Leap, To the Golden Rose). Une improbable rencontre entre Neil Hannon de The Divine Comedy et le Dylan de The Times they are a-changin'. On retrouvera la musique de Peter cet hiver illustrant deux longmétrages : Main dans la Main, de Valérie Donzelli à nouveau, et le film de science fiction lithuanien VanishingWaves (déjà culte!).
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