De cet extrait de comptine recueilli à Cugnoculi qui servait à éloigner le mauvais sort, a surgit l’image de cette pierre lisse « petra di Baina » (pierre d’ardoise de rebord de toit) sur laquelle l’eau glisse comme une source de mélodies sans fin. De cette pierre polie par l’érosion, canalisant l’eau abondante de torrents syncopés, est née l’idée de composer cette musique. Une musique instrumentale inspirée des dissonances compactes de Duke Ellington, des accords serrés des paghjelle et des mélodies harmoniques du chant corse, où trompette, trombone, clarinette, euphonium, saxophone, accordéon et violoncelle, sont soutenus et poussés par une onde, un courant, une vague formée de percussions, guitare, batterie, et contrebasse. Cette musique orchestrale sublimée par des musiciens de talent, ayant tous un parcours d’artiste accompli et débordant d’imagination, sonne comme une fanfare d’espoir, un dialogue de platonicien, un questionnement où chaque réponse rebondit pour éclairer, surprendre, et surtout aimer l’auditeur! Il est notre écoutant. La composition n’est qu’un concept intellectuel sans interprètes, et la pâte sonore qui en émerge devient l’essence et la renaissance de chaque personnalité, glissant comme l’eau sur la pierre, naviguant au gré du swing. Baïna, ce sont les frères de l’eau et du vent.
Historique des prix
* L'historique des prix ne contient aucune donnée de Amazon, Amazon Marketplace.
Prix mis à jour pour la dernière fois le :